Ethiopie: L'inquiétude de N’Tji Michel après la suspension des compétitions sportives


Depuis plusieurs mois le monde entier fait face à l’épidémie du coronavirus qui a fait des milliers de morts à travers le monde. La propagation de cette maladie a presque occasionné la suspension de toutes les compétitions sportives nationales et internationales. En Afrique, l’Ethiopie fait partie des pays qui ont été touchés par cette maladie. Suite à cela, les autorités Ethiopiennes ont décidé de prendre des mesures de prévention contre la propagation du coronavirus avec notamment la suspension du championnat national de football jusqu’à nouvel ordre. Une situation qui inquiète plus d’un dont le portier international malien du club Ethiopien de première division, Fasel Kenema, N’Tji Michel Samaké. Confiné comme tous les footballeurs, N’Tji Michel, joint au téléphone par nos confrères de la radio nationale (ORTM), nous parle de cette nouvelle vie. Par la force des choses, ses occupations en ce moment de coronavirus suite aux mesures prises par le l’Etat Ethiopien et l’effet du manque de compétition pour un footballeur.

 

 

‘’…Il a eu des cas de coronavirus à Addis Abeba dans la capitale Ethiopienne. De ce fait, l’état a voulu qu’on arrête tout. Depuis la prise de cette décision, on vit selon les moyens qu’on a. On n’est pas autorisé à travailler en groupe. Moi je me contente de faire des exercices individuels. Le championnat a été suspendu au niveau de la 17e journée. Et notre club, Fasel Kenema occupe la première place du championnat. Suite à la suspension du championnat, notre coach nous a donné des consignes strictes. On va tout faire pour respecter ces consignes. Il ne faut pas qu’on perde la forme. Les autorités Ethiopiennes ont donné une durée de trois semaines. Donc on fait des individuels, des abdominales et des footings. Tout ce qui peut nous permettre de maintenir la forme avant que la décision ne soit levée. C’est un peu dérangeant  pour nous les sportifs mais on n’a pas le choix. La santé avant de tout d’abord. On a l’espoir que cette maladie va bientôt disparaitre pour qu’on puisse normalement reprendre nos activités. On  garde le mental. Ce n’est quand même pas facile on est loin de la famille. Les joueurs locaux ont été libérés par les responsables du club. Ça ne reste que nous les joueurs étrangers (5 joueurs, ndlr) ici. Les autres ont pratiquement tous rejoint leur famille respective. On travaille individuellement le matin. Après l’exercice physique on revient à la maison pour essayer de préparer à manger, histoire de s’occuper un peu pour ne pas être affecté moralement. C’est une situation qui nous inquiète car on ne fait plus rien correctement. Les conséquences sont vraiment énormes. On est obligé de respecter les consignes des médecins pour éviter la propagation de la maladie…’’